Le bon pasteur – Mosaïque du Vème siècle

En lien avec l’évangile de ce quatrième dimanche du temps pascal de l’année A, c’est cette mosaïque du Bon pasteur, qui se trouve à Ravenne (Italie), dans le mausolée de Galla Placidia (impératrice romaine de la première partie du Ve siècle et fervente chrétienne) qui enrichira notre méditation de l’Ecriture.

Réalisée entre 430 et 450, cette mosaïque reprend une des représentations habituelles du Christ par les premiers chrétiens : la figure du pasteur. A quoi cela nous invite-t-il ?

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Cette mosaïque a été commanditée par Galla Placidia pour la construction de son mausolée (où elle ne sera finalement pas enterrée). Elle veut orienter celui qui la regarde vers l’horizon par sa position dans l’architecture du lieu et par son contenu : « Le Seigneur est mon Berger,… il me même vers les eaux tranquilles » ou encore « Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal ». Cette fresque ouvre la porte à « l’après », à la vie éternelle, avec le Christ et elle traduit l’espérance de Galla Placidia.

Le Christ

Le Christ est représenté auréolé de gloire, siégeant sur un rocher qui laisse penser à un trône. Dans ses couleurs ors, presque rouges, il se tient au centre. En place du bâton traditionnel du berger, l’artiste a posé la croix. Car c’est bien par elle que Jésus est vainqueur ! Sa majesté, c’est par là qu’elle passe.

A la fois tourné vers la droite et vers la gauche, il est présent à tout son troupeau, pas seulement à quelques-uns, berger de toute humanité. La suite de l’évangile de Jean nous le dit : « J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. »

En regardant le Christ, nous pouvons être saisis par son geste envers la brebis à sa droite. Quelle grâce a eu l’artiste que de pouvoir mettre tant d’attention et de délicatesse dans cette main tendue, dans cette légère caresse!

« Il les appelle chacune par leur nom. »

Contemplons le Christ qui, à chacun de nous, adresse ce même geste,
cette même attention particulière.

Les brebis

Quant aux brebis, elles ont toutes le regard tourné sur le Christ, elles entendent sa voix, elles sont libres d’aller et venir dans ce vert pâturage, de se désaltérer à la Source. L’artiste n’a pas rempli sa fresque de multiples détails, d’enjolivures, d’arabesques : quelques verdures, une source, le bleu du ciel. La scène est paisible et attire l’attention sur ce qui se joue ici d’essentiel : la relation entre le Christ et son troupeau. Un Christ sauveur qui est venu : « pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. » N’est-ce pas un peu de cela qui peut nous habiter en regardant cette mosaïque ?

Arrêtons-nous à nouveau, pour regarder cette mosaïque
et pour quelques instants peut-être, même furtifs,
ressentir la paix qui jaillit de la Résurrection.
Cette paix qu’expérimentent les brebis,
guidées par un pasteur qui veille sur elles et les rassure.

Et nous ?

Sommes-nous de ces brebis ? Dans l’époque particulière et trop souvent teintée de souffrance que nous vivons, arrivons-nous à nous désaltérer à la Source ? Comme les brebis, entendons-nous et reconnaissons-nous la voix de Dieu ? Comme elles, voyons-nous dans le regard du Christ, tourné vers nous, l’amour infini qu’il a pour chacun ; l’amour hautement pascal, c’est-à-dire qui nous ressuscite à notre tour, si nous acceptons de nous laisser toucher.

Faisons nôtres les paroles du psalmiste, laissons-nous toucher par cette main tendue.

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.

Psaume 22 (23)

 

Service de Formation
Vicariat du Brabant wallon

Accéder à une proposition de « Prier la Parole… pour en vivre » pour cet évangile.


Illustration : Wikipédia

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