17 mai – Évangile du 6ème dimanche de Pâques (A)

Nous voici déjà au sixième dimanche du Temps pascal. Le chemin s’ouvre devant nous : Mets-toi en marche… L’invitation à rendre raison de l’espérance qui est en nous (1P 3,15) se fait pressante et attise la soif d’une force et d’une présence que Dieu seul peut nous donner : l’Esprit de vérité (Jn 14,17), d’amour et de vie.


« Prier la Parole… pour en vivre » propose une écoute priante de la Parole. Elle est fondée sur la conviction que la Parole de Dieu est vivante et « prend chair » aujourd’hui dans la vie de celui qui l’accueille en vérité. Passant par une compréhension du texte, la recherche de son sens profond, elle achemine naturellement vers un cœur à cœur avec Dieu qui ne peut qu’influer sur l’agir au quotidien.

Cette prière de la Parole est l’héritière d’une longue tradition appelée Lectio divina.


Prier l’évangile
du 6ème dimanche de Pâques A

Jean 14,15-21

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  • Introduction

La question de l’absence de Jésus se pose dans ce passage de l’évangile : Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviendrai vers vous.

Absence et sentiment d’absence que nous connaissons, tout comme les ont connus les disciples. N’est-ce pas là l’une des caractéristiques du temps de l’Église qui chemine entre la résurrection du Christ et son retour glorieux à la fin des temps, entre le déjà-là du salut et son plein accomplissement ?

À nous, chrétiens, de découvrir que le Christ se rend présent par l’Esprit. 

  • Comprendre la Parole (Jn 14, 15-21) – Quelques repères

Nous sommes au soir du Jeudi-Saint après le lavement des pieds. Jésus s’entretient longuement avec ses disciples pour la dernière fois. Il parle de son Père et de la relation qui l’unit, lui, le fils, à son Père ; il parle de ce lien qui les unit désormais, eux les apôtres, à son Père et à lui. Un lien que rien ni personne ne pourra détruire : ‘je suis en mon Père, vous êtes en moi et moi en vous… Celui qui m’aime sera aimé de mon Père’. Toutes ces phrases, ils auront bien besoin de s’en souvenir, de s’y accrocher dans les heures qui viennent.

Et puis, au moment où il s’apprête à les quitter, il leur annonce la venue de l’Esprit. En bons Juifs qu’ils étaient, là encore, les apôtres connaissaient la prophétie d’Ézéchiel : ‘Je vous donnerai un cœur neuf et je mettrai en vous un esprit neuf ; j’enlèverai de votre corps le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon propre Esprit, je vous ferai marcher selon mes lois, garder et pratiquer mes coutumes‘ (Ez 36,26). Et cette autre prophétie du même Ézéchiel : ‘Je ne leur cacherai plus mon visage puisque j’aurai répandu mon Esprit sur la maison d’Israël’ (Ez 39,29). Avec Joël, la promesse du don de l’Esprit s’était faite universelle, et non plus réservée aux prophètes, aux rois, ni même au peuple élu : ‘Je répandrai mon Esprit sur toute chair‘ (Jl 3,1).

Alors, dire à ses apôtres ‘L’Esprit de vérité demeure auprès de vous, il est en vous‘, c’est leur annoncer que le grand jour de l’Alliance définitive est arrivé. (Marie-Noëlle Thabut – L’intelligence des écritures, Editions Artège)

  • Pour partir du bon pied : il y a « si » et « si »….

SI quelqu’un aime la montagne, à n’en pas douter, un jour il prendra sac à dos et équipement pour en faire l’ascension. C’est un fait. Au sommet, une vue inoubliable l’attend. Le paysage grandiose est là, offert à tous, et ne dépend du bon vouloir d’aucun alpiniste.

Il en est de même, SI vous m’aimez, vous garderez mes commandements : c’est un fait.

La prière de Jésus pour nous, l’amour du Père, eux, sont inconditionnels.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

 Jn 14,15-21

15 Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements.

16 Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous :

17 l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous.

18 Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous.

19 D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi.

20 En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous.

21 Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »

  • Écouter la Parole de Dieu et la prier

En vivant un temps de Lectio divina
(d’après la grille proposée par « PRIER LA PAROLE … pour en vivre »)

1er temps

Invoquer l’Esprit Saint au cours d’un bref moment de silence.

« Dieu qui fais toutes choses nouvelles
Quand passe le vent de l’Esprit,
Viens encore accomplir tes merveilles aujourd’hui,
viens ouvrir nos cœurs à ta présence,
viens ouvrir notre compréhension
à ce que le Seigneur veut nous dire par sa Parole. »

Ou avec des mots personnels…

2ème temps – Lectio

  • Lire le texte en silence : je repère les mots, les personnages, les mouvements, le lieu… Je me représente la scène… Je relève ce qui me paraît important dans le texte.

Cette étape revêt un caractère plus studieux mais est importante pour « scruter » le texte biblique et lui permettre de véritablement me parler. « Que me dit le texte ? »

3ème temps – Meditatio

  • Relire lentement le texte : je regarde Jésus. Il me parle à travers cette Parole. Qu’est-ce que le texte me révèle-t-il de lui ? Quelle est la foi qui s’y exprime ? Comment ce témoignage de foi résonne-t-il en moi ? Qu’est-ce qui me rejoint aujourd’hui ? En quoi suis-je éclairé-e ? Touché-e ? Interpelé-e ?

Convaincu-e que cette Parole de Dieu s’adresse à moi pour aujourd’hui, je ne me précipite pas pour rechercher des applications concrètes immédiates. Je ne me fixe pas sur moi-même mais sur Dieu en ayant une lecture christocentrique et en m’attachant d’abord à contempler la grandeur et la beauté du Mystère révélé.

4ème temps – Oratio/Contemplatio

  • Relire le texte lentement et laisser monter ma réponse, une prière nourrie des paroles du texte bibilique et véritable cœur à cœur : je laisse mon cœur parler librement à Dieu, dans la louange, la demande de pardon, la supplication, l’intercession…

Il ne faut pas avoir peur de consacrer du temps à cette étape. Donner le temps au temps… pour permettre une adhésion du cœur. Le laisser s’ajuster à la disposition intérieure du Christ.

5ème temps – Actio

Il y a bien un 5ème temps, car en prolongement à ce temps de prière et par « la grâce de Dieu », la Parole prendra chair dans le concret de ma vie.

Lecture infiniment personnelle, la lectio divina est aussi une lecture en Église. Il est bon de terminer en priant le Notre Père qui nous replace au cœur de l’Église.


Vous pouvez poursuivre votre prière avec une méditation pour ce mois de Marie

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