ART&FOI – 4ème dimanche du Temps pascal

Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. 

La sculpture qui nous intéresse aujourd’hui orne le fronton central d’un confessionnal de l’église Notre Dame de Liart, église fortifiée de Thiérache dont la construction date du XVIe siècle. Si l’auteur de cette œuvre est inconnu, sa sculpture du Christ berger, elle, est remarquée et remarquable.

Fronton central d’un confessionnal dans l’église Notre-Dame à Liard en France – Photo Wikimédia
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Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. » Quand nous entendons Jésus nous déclarer : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis », n’avons-nous pas spontanément en tête l’image d’un berger portant un agneau sur ses épaules ou dans ses bras ? Une image souvent un peu mièvre de la scène. Qui peut dire qu’il pense directement à la peinture du bon pasteur de Pierre Brueghel?  Ou à cette sculpture dont le seul emplacement est connu…

« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. » Sculpture discrète pour un endroit qui demande la discrétion : elle orne le dessus d’un confessionnal. Sculpture sobre pour un meuble qui demande l’humilité. Sculpture riche pour cet endroit où se révèle la richesse de la miséricorde. Sculpture allant à l’essentiel, en cette rencontre primordiale entre le pasteur et sa brebis, là où nous vivons une rencontre essentielle. Sculpture anonyme comme ceux qui viennent souvent anonymes pour se confesser.

« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. »  Nous le voyons à l’œuvre ce bon pasteur. Oui, il est bon, celui qui ne prend pas les choses de haut et s’abaisse pour se mettre à la hauteur de l’autre, celui qui ne craint pas de se mettre à genoux devant sa brebis… N’est-ce pas celui qui, « de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu, s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes » et qui, aussi, s’est mis à genoux devant ses disciples pour leur laver les pieds ?

« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. » Il est le vrai berger, celui qui ne craint pas de traverser les épines et les ronces pour aller rejoindre sa brebis retenue dans leurs griffes. N’est-ce pas lui, Jésus, qui n’a pas craint de traverser les affres de la Passion, les insultes, les faux témoignages, les lâchetés, le reniement, les humiliations, les coups, la crucifixion pour nous libérer des griffes du péché et du mal ?

« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. » Qui pouvait prendre le temps de délivrer sa brebis des épines et des ronces, sans craindre d’être lui-même blessé par ces épines si ce n’est celui qui n’a pas craint de descendre aux enfers, pour nous libérer des griffes du mal et de la mort ?

« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. »  Pour être bon pasteur et vrai berger, ne faut-il pas aller jusqu’à donner sa vie pour ses brebis ? Or qui a vraiment donné sa vie sinon celui qui  a rompu le pain de son corps avant de le partager, comme il a rompu sa vie sur le bois de la croix ?

Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. » Sculpture en bois… comme le bois de la croix, bois tiré d’un arbre. Bois de l’arbre de vie ou bois de la vigne ? Bois permettant de visualiser la scène en trois dimensions. La tête du pasteur est inclinée vers sa  brebis. Le regard de  celle-ci est orientée vers son pasteur. Son visage nous montre qu’il est tout attentif, tout entier à ce qu’il fait comme si cette brebis était unique au monde, la seule qui compte à ses yeux. De ses deux mains il enlace la prisonnière, l’apaisant et la rassurant. Déjà elle est toute tendue vers lui sachant qu’il est son sauveur, son libérateur. Plus de crainte mais de la Paix. « La Paix soit avec vous ! » sera le premier souhait et la première parole de Jésus adressée à ses disciples au soir de la résurrection.

Service Liturgie
Vicariat du Brabant wallon

Un commentaire sur “ART&FOI – 4ème dimanche du Temps pascal

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  1. Oh ! Seigneur Jésus, tu ne fais pas semblant d’aimer, toi ! Pour un peu, on te croirait sur ton chemin de croix ! Lors d’une de tes chutes… Mais, tu as, dans le dos, ton chapeau de pèlerin. Et, sur ton épaule, ce n’est pas une croix, mais une longue canne, qui parle d’un long chemin…
    Nous sommes, Seigneur, cette brebis que tu regardes. Que tu entoures de tes mains. Pour elle, tu t’es jeté, à deux genoux, dans un fouillis d’épines. Sans crainte de te salir. Sans crainte de te blesser. Plus rien n’a compté ! Tu n’as pensé qu’à elle ! C’est merveilleux, Seigneur, d’aimer jusque là !
    Et elle – telle la chèvre de Monsieur Seguin, qui avait rêvé « d’azur et d’espace » – elle est toute tendue vers toi. Elle rencontre tes yeux et, cela vaut mille fois toutes les herbes folles et le grand ciel bleu et toute la liberté dont elle avait rêvé. Toi, Seigneur Jésus, toi, Dieu, tu es à genoux. Tu l’appelles de noms très doux. Tu lui murmures que tu l’as longuement cherchée. Sans souci de la faim, de la soif, de tes pieds nus… Il faut être toi, Seigneur, pour aimer ainsi !
    Elle qui, à tout prix, voulait en faire à sa tête… La voici captivée ! La voici qui n’ose pas croire à son bonheur ! La voici qui voudrait – indéfiniment – prolonger ce moment. Ne jamais te quitter ! Et toi, tu n’as pas un demi-mot de reproches. Tu ne lui fais pas de leçons. Tu ne lui rabâches pas qu’il aurait pu lui arriver pire… Elle sait, elle, que c’est tout le contraire ! Qu’il n’aurait jamais pu rien lui arriver de mieux. Et que, plus jamais, tout le thym et le serpolet, qui fleurissent loin de toutes les clôtures, n’auront de vraie saveur pour elle. Non, elle n’en veut plus ! Plus jamais ! Elle n’a plus qu’une seule envie. C’est partager, c’est donner, c’est répandre sans compter tout ce bonheur qui chante en elle… Tout ce bonheur dont tu l’as comblée, Seigneur. …
    Pour vienne ton règne, Seigneur. Aujourd’hui, demain, et à jamais. Par toi, avec toi, nous en toi… Pour la plus grande gloire du Père.

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